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L’archéoentomologue

Spécialité apparue dans la seconde moitié du xxe siècle en Angleterre. Elle s’inspire de l’entomologie du Quaternaire dont elle est issue.

Objet d’étude

Il étudie des espèces d’insectes des denrées alimentaire et de leurs prédateurs ainsi que d’espèces attirés par les conditions d’obscurité et d’humidité qui règne dans les habitats.

Les insectes permettent de préciser la nature des rejets alimentaires dans les dépotoirs, les activités pratiqués à proximités, etc.

L’archéoentologie funéraire étudie les restes d’insectes dans les tombeaux, les momies, etc. Elle donne des informations sur les pratiques funéraires, les traditions d’inhumation. Les délais avant l’enterrement peuvent être déduis dans les cortèges d’insectes identifiés dans les sépultures.

Applications

Il y a plusieurs applications :

  • Paléoenvironnement
  • Alimentation
  • Rituel funéraire
  • Santé
  • Pratiques agricoles

Impact de l’homme sur son environnement

Analyse indirecte des perturbations mises en évidence dans les successions d’assemblages d’insectes extraits de sédiments de sites naturels (lacs, tourbières, bras morts de rivières) situés, de préférence, à proximité des zones d’anciens habitats.

Information sur le mode de vie des ancêtres

Analyser la composition des assemblages d’insectes (essentiellement synanthropiques[1]) contenus dans les sédiments issus des activités humaines, échantillonnés au cours de fouilles archéologiques.

Mise en pratique

5 kg de sédiment sont prélevés dans les couches archéologiques qui intéresse l’archéologue apparaît suffisant. Le sédiment doit rester humide, dans un sac hermétique, pour que les restes ne se dessèchent pas, ni ne se dégradent.

Le sédiment est d’abord mis à tremper pour éviter la désagrégation du sédiment. Il est versé sur un tamis à mailles de 300 microns (0,3 mm) et délicatement tamisé, puis le refus est mêlé à du pétrole et remis dans de l’eau pure. Après quelques minutes, les restes d’insectes flottent à la surface tandis que les détritus végétaux jonchent le fond du récipient. Ces restes sont remis sur le tamis à mailles de 0,3 mm, lavés au détergent et transvasés dans un récipient contenant de l’alcool.

Cette technique n’est pas destructive pour les autres restes organiques. Il est donc possible de réutiliser les mêmes prélèvements pour d’autres études paléoenvironnementales telles que celle des graines (carpologie), des charbons (anthracologie), ou de la microfaune.

La phase de tri et de détermination commence ensuite. Elle peut durer de quelques jours à plusieurs semaines. Le tri s’effectue dans l’alcool et consiste à isoler les restes d’insectes utilisables. Les fragments d’insectes sont ensuite comparés aux insectes entiers provenant d’une collection de référence.

Pour en savoir plus

Si vous avez aimé, n’hésitez pas à me donner un « coup de pouce » sur ma page Tipeee (https://fr.tipeee.com/archeostudia)


[1] En théorie, ce terme s’applique pour des espèces animales :

  • sauvages ou retournées à l’état sauvage ;
  • qui vivent à proximité des humains ;
  • tirant un certain profit d’une quelconque association avec les humains (par exemple en mangeant sa nourriture, ses déchets ou en utilisant l’architecture et le bâti, ou l’agriculture, les décharges, ou les jardins comme habitats ou lieu de nidification).

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